Consultation du 9 janvier

46 % des colombanais qui se sont déplacés pour la consultation sont sensibles aux idées défendues par La Tête Dans Le Sable.

C’est donc une reconnaissance de notre légitimité.

Légitimité a défendre ce territoire contre la main-mise de sabliers sur une commune.

Cette consultation a été l’occasion :

– d’informer les colombanais et les habitants des communes environnantes sur ce qui se tramait sans qu’ils n’en sachent rien

– d’inciter les élus locaux à s’emparer de ces questions

– d’obliger les sabliers et les maraîchers à présenter leurs intentions au grand jour, eux qui aiment tant avancer en secret et pratiquer la politique du fait-accompli.

– de sortir le dossier des carrières du débat local : la presse écrite, les radios et les télévisions nationales étaient là, dimanche, aux côté de la presse locale.

La Tête Dans Le Sable va donc poursuivre ses actions.

Consultation publique du 9 janvier 2022 Plus que trois jours ! Utilisons notre pouvoir citoyen !

Attention : dimanche le bureau sera ouvert uniquement de 8h à 15h :

N’hésitez pas à le rappeler autour de vous !

Pour mieux comprendre l’ampleur du désastre annoncé , 13 mn d’images pour comprendre, c’est ici :

Marchands de sable

Face aux fausses informations diffusées par GSM et Lafarge voilà ce que dit La Tête Dans Le Sable.

Le tract ci-dessous est diffusé en ce moment sur St Colomban, venez en discuter avec nous.

Attention aux démarcheurs qui circulent en ce moment à St-Colomban.

Sous couvert de vous donner une « simple information » ou parfois se disant mandatés par la mairie, ils travaillent en fait pour » Explain », entreprise sous-traitante de GSM et Lafarge. Leur seul but est de vous convaincre de voter … pour le « oui » !

QUELQUES PAGES CHOISIES des échanges qui ont lieu en ce moment sur la plateforme mise en place par la municipalité : https://participer.ecollectivites.fr/processes/modificationplu/f/185/

Lafarge (extrait) Pour avoir tout les textes : https://participer.ecollectivites.fr/processes/modificationplu/f/185/proposals/132?order=recent

Les sablières de Saint-Colomban sont des réservoirs de biodiversité et sont bien intégrées dans les continuités écologiques que constituent les trames vertes et bleues comme le démontre une étude régionale confiée au CPIE.

La Tête Dans Le Sable (réponse)

Lafarge fait sans doute référence à l’étude menée par le « CPIE Loire-Anjou » intégrant en particulier la sablière GSM de St-Colomban (et à priori pas la sablière Lafarge).
Comme elle avait été reprise avec quelques raccourcis, le « CPIE Loire-Anjou » a déjà recadré les choses il y a quelques mois : « il est important de rappeler que l’étude menée par le CPIE Loire-Anjou est une étude pilote, avec toutes les incertitudes de cette démarche […] Il ne s’agit nullement d’un inventaire exhaustif […] Les inventaires périphériques aux sablières n’ont pas fait l’objet d’inventaires exhaustifs […] Nous reconnaissons sans ambiguïté la présence de plusieurs biais de prospection lors de l’étude » (extrait courrier du « CPIE Loire-Anjou » de février 2021)

Lafarge (extrait) Pour avoir tout les textes : https://participer.ecollectivites.fr/processes/modificationplu/f/185/proposals/132?order=recent

La biodiversité existe déjà avant tout projet de carrière. L’évolution du milieu initial lors de l’extraction reste une opportunité pour certaines espèces. Extrait d’études : « La biodiversité existe déjà avant sur des sites précis et de taille limitée » comme l’a récemment précisé l’antenne Creuse du Conservatoire des Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine. »Les carrières permettent de multiplier les sites de reproduction et donc de multiplier la taille des populations ». « Une carrière constitue parfois le dernier endroit de repli pour une espèce ».

La Tête Dans Le Sable (réponse)

Extraits d’études?…Merci de préciser à quelle étude vous faites référence !
L’évolution du milieu initial lors de l’extraction est aussi une catastrophe pour d’autres, en particulier pour la biodiversité dite ordinaire de nos nos campagnes. Mais il est vrai que les carrières de St-Colomban sont effectivement aujourd’hui une sacré opportunité pour une espèce qui semble-t-il s’y plait particulièrement et qui aime s’y réfugier : les sangliers…

Jean Luc VRIGNON Tahun

Dans les carrières désaffectées, la nature reprend ses droits, ce phénomène n’est donc pas dû à l’exploitation mais bien au contraire à son arrêt. Il est d’ailleurs étonnant que les exploitants n’hésitent pas à rouvrir des anciennes carrières alors que celles-ci sont dites, par l’Unicem, équivalente à une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (Là l’étude ne compte plus) . Ils ne sont pas non plus pressés dans des extensions permanentes à ce que les espèces naturelles reprennent surface.

Les carrières ne sont pas une opportunité pour la biodiversité comme annoncé mais bien plutôt la biodiversité est une opportunité pour les carrières, pour effacer quelque peu les plaies sur les terres que nous laissons. Quand on voit quelques végétations reprendre sur du béton, on ne peut quand même pas dire que c’est grâce au béton.

Il y a un danger à ce que ces études mal interprétées deviennent cautions pour faire l’inverse.

Démarchage de la société Explain

Différents témoignages nous signalent que des personnes de la société « Explain » font du porte à porte à St-Colomban concernant la consultation du 9 janvier.
Ce qui est étonnant ce sont leurs pratiques assez variables : parfois ils se disent mandatés par Lafarge, GSM et la mairie, parfois ils distribuent des documents d’information à entête de Lafarge et GSM, parfois disent que c’est pour un sondage… mais tout en incitant à voter oui.
Que les entreprises Lafarge et GSM paient une société à faire du porte à porte afin d’orienter les votes vers le « oui », c’est sans doute logique, mais que les démarcheurs masquent leur véritable intention est beaucoup plus problématique.
Certains ont donc par ailleurs indiqué être mandatés par la mairie, mais sans jamais réussir à trouver le courrier qui permettait de le confirmer. Existe-t-il réellement?
Aussi, merci par avance à Lafarge, GSM et la mairie de nous préciser exactement ce qu’il en est.

Plateforme citoyenne Saint-Colomban, le 15 Décembre 2021
association pour la sauvegarde de la biodiversité à grand-lieu

La commune de Saint-Colomban a ouvert depuis mi-Nov. 2021 une consultation du public sur l’extension de 2 carrières d’extraction de sable nécessitant une modification du PLU communal et du SCOT du Pays de Retz.
Cette décision est préalable à la décision du Conseil municipal prévu le 9 Janvier 2022 qui se prononcera sur l’autorisation ou non d’une modification du PLU permettant l’instruction des demandes d’extension
de chacune des 2 carrières.
L’association pour la Sauvegarde de la Biodiversité à Grand-Lieu s’est notamment donnée pour objectif la défense de l’environnement dans toute ses composantes: qualité de l’eau, de l’air, des sols, la biodiversité, ainsi que la lutte contre les nuisances allant à l’encontre des intérêts de la santé et de la sécurité des personnes.
C’est pourquoi l’association observe avec attention le développement de ce projet qui devrait susciter une interpellation bien au-delà de Saint-Colomban.
Depuis des décennies, accompagnant les sauts successifs des technologies, l’attractivité économique poussant à la croissance démographique transforme l’occupation de nos sols souvent de manière dommageable, irréversible.
L’extension des carrières demandée à St-Colomban est ce titre exemplaire, et ne devrait pas être jugée à l’aulne d’un cas unique: ce qui se passe à Saint-Colomban n’est ni meilleur ni pire que ce qui se passe partout en France.
Devant la croissance accélérée de la construction, devant certaines formes d’agriculture, depuis longtemps le sable s’est rendu indispensable, alors
jusqu’où irons-nous en consommation d’espaces agricoles et/ou naturels ? y compris en espaces agricoles « pérennes » dûment répertoriés dans le SCOT du Pays de Retz.
Jusqu’à quand faudra-t-il creuser le sol et le sous-sol, altérer la qualité et la quantité des eaux souterraines ? ici la nappe phréatique des Sables, d’importance avérée pour le bassin versant de Grand-Lieu, alors que le problème de la ressource en eau devient de plus en plus crucial.
jusqu’où ira la transformation de nos équilibres environnementaux ? de notre qualité de vie ?
Alors oui, le projet de St-Colomban est une interpellation majeure: le sable ne doit plus être irremplaçable, il est urgent de lui trouver une alternative, car il est clair qu’il en faudra toujours plus, et la Loire-Atlantique est particulièrement sollicitée par rapport au reste du territoire français.
Et si c’était à Saint-Colomban que tout commençait ! dire non à la modification du PLU et du SCOT pour demain dire non à l’extension de ces 2 carrières.
Faire du sable un matériau dont la ressource se ferait rare, et pousser ainsi les carriers à la réflexion pour de nouvelles orientations.
Créer l’électrochoc exemplaire pour que cette onde de choc gagne l’opinion publique et nos responsables nationaux.
Mme Marie-Joseph Veyrac, la présidente
Association pour la Sauvegarde de la Biodiversité à Grand-Lieu

Résevoir de biodiversité ?

Guy Bourlès, président LPO44 06/01/2022 10:02  

GSM et Lafarge diffusent une « lettre d’information » aux habitants de St-Colomban, indiquant que les sablières sont des « réservoir de biodiversité ».
La biodiversité existe déjà sur le milieu avant les carrières…En aucun cas c’est un chantier d’extraction de granulats qui peut amener de la biodiversité. On peut envisager la présence de biodiversité une fois que l’extraction est terminée mais en aucun cas pendant l’exploitation. L’installation d’une carrière est irréversible et elle représente un changement total et profond du milieu. Ce n’est pas parce-que de temps en temps on peut retrouver une plante après une exploitation que pour autant la biodiversité est gagnante. Pour des décennies les carrières sont une rupture franche dans la trame verte et bleue.

Ciment bas carbone ou Green Washing ?

Fab 06/01/2022 11:51  

Lafarge est le 1er cimentier français depuis 1939, en 2019 le groupe lance Lafarge 360 pour augmenter la performance environnementale de la construction (source : site Lafarge /notre-histoire).

Par ailleurs le groupe se félicite de son bilan environnemental et des ses progrès en la matière ses dernières années. Alors lisons leurs rapports « Développement durable Lafarge Holcim france 2019 et 2020 » source : site Lafarge /rapport-developpement-durable.

Vous pourrez y lire que les émissions nettes de CO2 (en kg / tonne de ciment) étaient de :
– 559 kg eq CO2 / t en 2017
– 558 kg eq CO2 / t en 2018
– 578 kg eq CO2 / t en 2019
– 561 kg eq CO2 / t en 2020

Est-ce cela réduire l’impact environnemental de son activité ? Au mieux c’est une stagnation.

Dommage car dès 2009 (10 ans avant le lancement de Lafarge 360) le groupe avait déjà publié des fiches environnementales sur des ciments moins carbonés.

Voici la liste des principaux ciments Lafarge et leur impact en kg équivalent CO2 / tonne :
– CEM III/B –> 310 kg eq CO2
– CEM III/A PM-ES –> 363 kg eq CO2
– CEM III/A –> 456 kg eq CO2
– CEM III/A (non PM-ES) –> 531 kg eq CO2
– CEM V/A –> 536 kg eq CO2
– CEM II B/L ou LL –> 666 kg eq CO2
– CEM II B/M –> 672 kg eq CO2
– CEM II A/S –> 772 kg eq CO2
– CEM II A/L –> 779 kg eq CO2
– CEM I –> 881 kg eq CO2

Par ailleurs, l’un de leur concurrent le cimentier Hoffmann, lui aussi présent sur notre territoire et créant de l’emploi également, a publié l’impact environnemental de ses ciments bas carbone dont voici les chiffres :
– H-Iona –> 142 kg eq CO2
– H-UKR –> 188 kg eq CO2
– H-EVA –> 272 kg eq CO2

Vous constaterez que tous leurs ciments sont nettement moins impactant que le moins impactant des ciments Lafarge.

Conclusion :
D’autres acteurs présents sur nos territoires font en sorte de produire des ciments avec un impact environnemental très nettement inférieur à ce qu’est capable de faire le groupe Lafarge. Pourquoi devrions-nous accorder une extension significative de 2 carrières à un mauvais gestionnaire ou tout du moins un gestionnaire qui fait plus de Green Washing que de produits bas carbone ?

Tout ce qui précède représente des chiffres concrets provenant des principaux intéressés et me semblent largement suffisant pour refuser ce projet d’expansion de carrières.

Opinion perso :
Ce projet est bien plus qu’un non sens écologique et il faut le refuser catégoriquement.

Il existe de nombreuses autres raisons pour ne pas accepter ces projets d’expansion mais je pense qu’il est important de garder à l’esprit :
– que ce projet c’est remplacer un lieu vivant par un grand trou mort
– que le ciment n’est pas la seule technique constructive qui existe