Pour qui ? Pourquoi ?

Nous avons aujourd’hui pu finaliser un argumentaire que nous souhaitons largement diffuser. Vous retrouverez ici : l’intégralité du dossier

Ce dossier est actuellement entre les mains des élus du PETR (Pôle d’Equilibre Terrirorial et Rural) qui va devoir se prononcer sur les modifications du SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) permettant d’autoriser l’extension des carrières.

Extensions des carrières de Saint-Colomban : Pour qui ? Pourquoi ?

Les projets se situent sur la nappe de Grand-Lieu (appelée nappe des sables), capitale pour l’approvisionnement en eau du lac de Grand-Lieu, emblématique de notre territoire. L’évaporation des plans d’eau formés par les carrières après extraction, à laquelle on ajoute l’eau qui part avec le sable extrait, provoquera à terme, chaque année, la perte de plus d’1 million de mètres cube pour la nappe de Grand-Lieu. C’est l’équivalent de la consommation annuelle de 30 000 habitants. Dans le même temps, l’irrigation massive et l’apport d’intrants chimiques (solubilisés dans l’eau, puis dans la nappe) pratiqués par le maraîchage industriel affectent la quantité et la qualité de l’eau sur notre territoire.Or, la préservation de la ressource en eau est cruciale : pour la consommation de l’être humain, abreuver le bétail, conserver l’équilibre du sol, sa fertilité et donc les rendements agricoles indispensables à la subsistance de l’Homme. La Commission Locale de l’Eau va initier prochainement une étude HMUC (Hydrologie Milieux Usages Climat),sur plusieurs années, qui permettra de connaître plus globalement la pression des prélèvements sur ce bassin. L’impact des activités d’extraction de sable sur l’eau étant avéré, nous pensons qu’il est essentiel d’attendre les recommandations rendues par cette commission avant d’envisager toute extension.
La ressource en eau.
Quel choix faisons-nous ?
– Prendre la décision hâtive de favoriser l’approvisionnement en sable pour le béton et le maraîchage industriel ?
Ou
– Prendre le temps d’étudier l’état de la ressource en eau pour en favoriser la préservation pour les générations à venir ?

Marchands de sable, le film

Pour prendre de la hauteur et avoir une idée précise de l’étendue des dégâts nous vous invitons à jeter un oeil au film Marchand de sable

Dimanche 15 mai

Dimanche 15 mai 2022, retrouvons-nous pour un journée pédestre, conviviale, informative et festive.

Au programme de la matinée : une marche en campagne pour observer l’évolution de notre territoire. Apportez vos jumelles, nous vous préparons de beaux points de vue. Le rendez-vous est à Geneston sur le parking du plan d’eau entre 8h30et 9h30. Pour vous y inscrire, c’est tout simple, vous nous envoyez un mail ou vous suivez ce lien https://framaforms.org/inscription-a-la-marche-du-dimanche-15-mai-2022-1648544201

Nous vous proposons d’apporter vos pique-niques et nous déjeunerons au retour ensemble (n’hésitez pas à prendre vos chaises et table de camping).

Nous aurons le plaisir d’être musicalement accompagné par ZIC A LA MINE.

A 14h00, vous pourrez suivre l’Assemblée Générale 2022 qui se déroulera en extérieur (si le temps le permet). Vous pouvez retrouver convocation et pouvoir à transmettre en suivant ce lien https://cloud.retzien.fr/index.php/s/W9NMYjWGMmcQYAn

Pour pouvoir voter, pensez à renouveler votre adhésion à l’association en amont en suivant ce lien : https://latetedanslesable.fr/adherer/

Chaque temps est indépendant, nous vous y attendons nombreux…

                   

Territoires hypothétiques

Territoires hypothétiques retrace l’aventure d’une semaine intensive du Master Villes et Territoires de l’école d’architecture de Nantes sur le territoire de l’ancien estuaire Yprésis, aujourd’hui au cœur d’une controverse sur l’extraction de sable. Faire enquête sur les relations entre territoires à l’aide du métabolisme urbain, saisir sensiblement un paysage et ce qui le traverse, avancer des hypothèses territoriales en tentant de redonner des lignes de fuites qui esquisse des devenirs possibles de ce territoire sous tension.

L’atelier Territoires Hypothétiques, projet court et intensif, invite une quarantaine d’étudiants et étudiantes à explorer un territoire et ses hypothèses. En prise avec un territoire et ses réalités plurielles, cet atelier vise à l’exploration d’outils et de méthodes d’enquête privilégiant la construction de prospectives situées. À partir de l’arpentage d’un territoire et de ses enjeux, les étudiant·es réalisent collectivement des analyses critiques de l’existant et des processus en cours, et d’en proposer une nouvelle vision prospective.

Cet projet court à eu lieu du 21 au 25 février 2022

Enseignement: Julie Gangneux, Laura Mehtali, Vincent Benard, Jean- Baptiste Bahers, Tibo Labat

Pour consulter les travaux des étudiants :

https://sway.office.com/4U7aMaf47I0He7qC?ref=Link

15 mai : journée pédestre et Assemblée Générale

15 mai : un journée pédestre, conviviale, informative et festive.

Au programme de la matinée : une marche en campagne pour observer l’évolution de notre territoire. Apportez vos jumelles, nous vous préparons de beaux points de vue. Le rendez-vous sera à Geneston sur le parking du plan d’eau. Pour vous y inscrire, c’est tout simple : suivez ce lien https://framaforms.org/inscription-a-la-marche-du-dimanche-15-mai-2022-1648544201

Nous vous proposons d’apporter vos pique-niques et nous déjeunerons au retour ensemble.

A 14h00, vous pourrez suivre l’Assemblée Générale 2022 qui se déroulera en extérieur (si le temps le permet). Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez d’ores et déjà renouveler votre adhésion à l’association en suivant ce lien : https://latetedanslesable.fr/adherer/

Et enfin, nous espérons pouvoir clôturer cette journée en musique !

Chaque temps est indépendant, nous vous y attendons nombreux…

Au plaisir de vous retrouver le dimanche 15 mai.

Bassines, non merci et autres nouvelles !

Bassines, non merci ! – Le 11 mars dernier, nous avons accueilli les collectifs « Bassines, non merci! » et « Les soulèvements de la terre ». Cette soirée, qui a rassemblé 80 personnes, nous a permis de partager nos inquiétudes face aux inexorables avancées des industriels qui s’accaparent l’eau, les sols pour un profit à court terme.
Nous constatons beaucoup de points communs à nos luttes. En particulier qu’il faut cesser d’essayer d’adapter la terre à nos besoins mais plutôt commencer à adapter nos besoins à la terre.

Des étudiants de l’école d’architecture de Nantes étaient présents à cette réunion. Ils ont pu nous partager leur travail réalisé fin février sur notre territoire dans le cadre de leur semaine intensive : « territoires hypothétiques ». Ils ont découvert les controverses, tensions, enjeux et aussi atouts de notre territoire. Ils nous ont apporté un regard neuf. Ils continuent à nous faire espérer que l’avenir pourrait être entre de bonnes mains.Alors il nous faut agir pour qu’ils puissent avoir le temps d’imaginer un autre futur !

==> Ce sont les raisons pour lesquelles, nous nous associons au mouvement des 25/26/27 mars contre les Méga-bassines et vous invitons à rejoindre la Rochénard (79) pour le Printemps Maraîchins
Pour plus d’infos : c’est ici : Accueil – Bassines Non Merci)   Habitant.e.s du Pays de Retz : on a besoin de vous !…Si si, lisez plutôt :
Comme vous le savez, la consultation de St-Colomban à peine terminée, son conseil municipal a engagé officiellement les 1ères procédures. Dans ce cadre, il a maintenant besoin que le PETR du Pays de Retz valide, pour les 70ha  convoités par les carriers, la (fameuse) dérogation aux espaces agricoles pérennes du SCOT.

Cette décision sera prise prochainement par le PETR (dans les prochaines semaines…). Les carriers font pression de leur côté : à notre tour de nous faire entendre après des élus de nos communes. C’est là qu’on a besoin de vous ! Nous n’avons pas les moyens financier de ces industriels mais nous avons un réseau d’adhérents, de soutiens et de sympathisants bien motivés : mais oui, c’est vous !

Alors, comment faire?
Nous avons envoyé il y a quelques jours à l’ensemble des élus des communes du PETR du Pays de Retz (*) le courrier joint.
Nous leur proposons de les rencontrer pour venir leur expliquer ce qui est en train de se passer. Alors relayez notre demande ! Par le moyen qui vous semblera le plus pertinent, pour vous dans votre cas : mail, courrier, demande de rdv, approche avant un conseil municipal, relation personnelle…Vous trouverez, c’est certain, on vous connait !
Que demander?
Sont-ils informés? Connaissent-ils les enjeux? Vont-ils répondre à notre demande de rdv? Ont-ils une position arrêtée aujourd’hui? Cherchez à échanger simplement, calmement…
Quand demander?
C’est pile poil le moment !
Je n’habite pas dans le Pays de Retz :
Ne vous croyez pas pour autant sorti.e.s d’affaire. Vous avez certainement des gens de votre entourage : un cousin, une grand-mère, un copain, une collègue de boulot, sensibles aux questions que nous soulevons et qui habite dans l’une des communes de ce territoire (*). Alors qu’attendez-vous : relayez-leur cette petite demande dès maintenant !
Merciiiii d’avance !
Et merci de nous tenir informés de vos interventions.

(*) : communes concernées = celles qui sont dans les communautés de communes suivantes : Sud-Estuaire, Pornic-Agglo, Sud-Retz-Atlantique et Grand-Lieu. Et oui, ça en fait du monde !


Des dates : Vous pouvez déjà noter ces 2 dates dans vos agendas :
– le dimanche 15 mai prochain : pour une rando différente (et pas pareille…Suspens !) suivie de l’AG de « la tête dans le sable » – le dimanche 3 juillet : pour un temps festif !…Autour de la problématique du foncier agricole sur Saint-Colomban… On vous reprécisera les détails dès que possible !

Vendredi 11 mars à 20h

Nous serions heureux de vous retrouver à 20h00, le vendredi 11 mars 2022 à Saint-Colomban sur le site de la ferme de Rublé pour une réunion publique coorganisée par Bassines-non merci!, La tête dans le sable et Les soulèvements de la terre.

Partout le capitalisme s’accapare et empoisonne la terre et l’eau. La récente « guerre des bassines » qui a éclaté l’automne dernier dans le marais poitevin a permis de mettre cette problématique sur le devant de la scène. Comment battre le fer tant qu’il est encore chaud ? Comment mener des actions collectives conséquentes susceptibles de remettre la crise écologique au cœur du débat public ? Comment engager un rapport de force face à l’agro-industrie biocidaire ? 

Nous vous invitons à venir discuter ensemble sur ces sujets et ce sera aussi un temps privilégié pour :

– présenter brièvement les prochains temps forts et actions à venir des Soulèvements de la Terre.

– refaire le point avec La tête dans le sable sur l’extension dévastatrice des carrières de sable et du maraîchage industriel dans le secteur de Saint-Colomban  ; de partager les ébauches de perspectives et de calendrier d’une lutte qui est appelée à se poursuivre et s’amplifier après une consultation pseudo-démocratique faussée par le lobbying outrancier des carriers.

– s’organiser avec le collectif Bassines-non merci! pour la mobilisation du printemps maraîchin les 25-26-27 mars prochain. Il sera question des enjeux et du programme de ce week-end (en particulier de la manif-action du samedi) et de planifier d’éventuels bus et/ou convois à destination du marais poitevin.

Ce sera également l’occasion d’échanges informels autour d’un verre, de repartir avec des tracts et affiches à partager, de découvrir les travaux des étudiants réalisés sur le territoire de Saint-Colomban…

On vous y attend nombreux-euses !

Écœurés ! Déterminés !

Écœurés !
C’est le mot qui revenait le plus souvent parmi ceux qui assistaient au conseil municipal de St-Colomban du 27 janvier.
Y étaient votés les 1ères délibérations qui lancent les procédures officielles pour permettre les extensions des 2 carrières.
Nous n’espérions pas de miracle, mais au moins un peu de débat !
…Et bien il a juste fallu de 9min top chrono pour exposer la 1ère délib actant le résultat de la consultation et validant le principe de ces 2 extensions.
9 minutes :
pour exposer un sujet qui engage la commune (plus de 20% de sa surface agricole est concernée) et bien au-delà tout un territoire;
pour un sujet qui va fortement le modeler pour les dizaines d’années à venir;
pour ne pas débattre d’une consultation sur laquelle il y aurait eu pourtant tant à dire…
pour oublier de prendre en compte en priorité l’avis des riverains, pourtant priorité de la municipalité;

Et si vous avez donc 9 minutes disponibles, vous pouvez revoir (à partir de 4′) ce moment historique :
https://www.facebook.com/commune.saintcolomban/videos/971039923619626/

Déterminés !
La consultation est terminée mais elle nous a beaucoup appris.
Nous entrons dans une nouvelle phase de cette lutte.
Une nouvelle saison de cette série qui sera donc longue, très longue…

Nous comptons sur vous pour continuer à diffuser tout autour de vous de ce qui se trame ici sur notre bout de territoire.
Il n’est pas à brader et nous voulons le faire vivre…
Alors : vous aussi, toujours déterminé.e.s?

Articles suite au conseil municipal :
article Ouest-France
article courrier PDR

46% et la suite …

46 % des colombanais qui se sont déplacés pour la consultation sont sensibles aux idées défendues par La Tête Dans Le Sable.

C’est donc une reconnaissance de notre légitimité.

Légitimité à défendre ce territoire contre la main-mise de sabliers sur une commune.

Cette consultation a été l’occasion :

– d’informer les colombanais et les habitants des communes environnantes sur ce qui se tramait sans qu’ils n’en sachent rien

– d’inciter les élus locaux à s’emparer de ces questions

– d’obliger les sabliers et les maraîchers à présenter leurs intentions au grand jour, eux qui aiment tant avancer en secret et pratiquer la politique du fait-accompli.

– de sortir le dossier des carrières du débat local : la presse écrite, les radios et les télévisions nationales étaient là, dimanche, aux côté de la presse locale.

La Tête Dans Le Sable va donc poursuivre ses actions.

Qu’en dit la presse ?

Nous avons un faible pour l’émission d’Antoine Chao : « C’est bientôt demain »
Et si vous l’avez ratée, pas d’inquiétude, pour la retrouver c’est ici :
https://www.franceinter.fr/emissions/c-est-bientot-demain

Une bel article aussi dans Libération :

https://cloud.retzien.fr/index.php/s/mWC29A7faSeKYgL

Encore plus d’infos.

Exit la plateforme consultation.

Vous vous étonnez de ne plus avoir accès à la plateforme numérique mise en place pour la consultation? Trop de questions sont sans doute restées sans réponse pour qu’elle reste visible. Vous pouvez heureusement retrouver l’ensemble des publications sur notre site…

https://cloud.retzien.fr/index.php/s/EoMCfoRiPrFrKqf

Consultation du 9 janvier

46 % des colombanais qui se sont déplacés pour la consultation sont sensibles aux idées défendues par La Tête Dans Le Sable.

C’est donc une reconnaissance de notre légitimité.

Légitimité a défendre ce territoire contre la main-mise de sabliers sur une commune.

Cette consultation a été l’occasion :

– d’informer les colombanais et les habitants des communes environnantes sur ce qui se tramait sans qu’ils n’en sachent rien

– d’inciter les élus locaux à s’emparer de ces questions

– d’obliger les sabliers et les maraîchers à présenter leurs intentions au grand jour, eux qui aiment tant avancer en secret et pratiquer la politique du fait-accompli.

– de sortir le dossier des carrières du débat local : la presse écrite, les radios et les télévisions nationales étaient là, dimanche, aux côté de la presse locale.

La Tête Dans Le Sable va donc poursuivre ses actions.

Qu’en dit la presse ?

Beaucoup d’articles dans la presse locale mais aussi nationale.

Nous avons un faible pour l’émission d’Antoine Chao : « C’est bientôt demain »
Et si vous l’avez ratée, pas d’inquiétude, pour la retrouver c’est ici :
https://www.franceinter.fr/emissions/c-est-bientot-demain

Consultation publique du 9 janvier 2022 Plus que trois jours ! Utilisons notre pouvoir citoyen !

Attention : dimanche le bureau sera ouvert uniquement de 8h à 15h :

N’hésitez pas à le rappeler autour de vous !

Pour mieux comprendre l’ampleur du désastre annoncé , 13 mn d’images pour comprendre, c’est ici :

Marchands de sable

Face aux fausses informations diffusées par GSM et Lafarge voilà ce que dit La Tête Dans Le Sable.

Le tract ci-dessous est diffusé en ce moment sur St Colomban, venez en discuter avec nous.

Attention aux démarcheurs qui circulent en ce moment à St-Colomban.

Sous couvert de vous donner une « simple information » ou parfois se disant mandatés par la mairie, ils travaillent en fait pour » Explain », entreprise sous-traitante de GSM et Lafarge. Leur seul but est de vous convaincre de voter … pour le « oui » !

QUELQUES PAGES CHOISIES des échanges qui ont lieu en ce moment sur la plateforme mise en place par la municipalité : https://participer.ecollectivites.fr/processes/modificationplu/f/185/

Lafarge (extrait) Pour avoir tout les textes : https://participer.ecollectivites.fr/processes/modificationplu/f/185/proposals/132?order=recent

Les sablières de Saint-Colomban sont des réservoirs de biodiversité et sont bien intégrées dans les continuités écologiques que constituent les trames vertes et bleues comme le démontre une étude régionale confiée au CPIE.

La Tête Dans Le Sable (réponse)

Lafarge fait sans doute référence à l’étude menée par le « CPIE Loire-Anjou » intégrant en particulier la sablière GSM de St-Colomban (et à priori pas la sablière Lafarge).
Comme elle avait été reprise avec quelques raccourcis, le « CPIE Loire-Anjou » a déjà recadré les choses il y a quelques mois : « il est important de rappeler que l’étude menée par le CPIE Loire-Anjou est une étude pilote, avec toutes les incertitudes de cette démarche […] Il ne s’agit nullement d’un inventaire exhaustif […] Les inventaires périphériques aux sablières n’ont pas fait l’objet d’inventaires exhaustifs […] Nous reconnaissons sans ambiguïté la présence de plusieurs biais de prospection lors de l’étude » (extrait courrier du « CPIE Loire-Anjou » de février 2021)

Lafarge (extrait) Pour avoir tout les textes : https://participer.ecollectivites.fr/processes/modificationplu/f/185/proposals/132?order=recent

La biodiversité existe déjà avant tout projet de carrière. L’évolution du milieu initial lors de l’extraction reste une opportunité pour certaines espèces. Extrait d’études : « La biodiversité existe déjà avant sur des sites précis et de taille limitée » comme l’a récemment précisé l’antenne Creuse du Conservatoire des Espaces Naturels de Nouvelle-Aquitaine. »Les carrières permettent de multiplier les sites de reproduction et donc de multiplier la taille des populations ». « Une carrière constitue parfois le dernier endroit de repli pour une espèce ».

La Tête Dans Le Sable (réponse)

Extraits d’études?…Merci de préciser à quelle étude vous faites référence !
L’évolution du milieu initial lors de l’extraction est aussi une catastrophe pour d’autres, en particulier pour la biodiversité dite ordinaire de nos nos campagnes. Mais il est vrai que les carrières de St-Colomban sont effectivement aujourd’hui une sacré opportunité pour une espèce qui semble-t-il s’y plait particulièrement et qui aime s’y réfugier : les sangliers…

Jean Luc VRIGNON Tahun

Dans les carrières désaffectées, la nature reprend ses droits, ce phénomène n’est donc pas dû à l’exploitation mais bien au contraire à son arrêt. Il est d’ailleurs étonnant que les exploitants n’hésitent pas à rouvrir des anciennes carrières alors que celles-ci sont dites, par l’Unicem, équivalente à une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (Là l’étude ne compte plus) . Ils ne sont pas non plus pressés dans des extensions permanentes à ce que les espèces naturelles reprennent surface.

Les carrières ne sont pas une opportunité pour la biodiversité comme annoncé mais bien plutôt la biodiversité est une opportunité pour les carrières, pour effacer quelque peu les plaies sur les terres que nous laissons. Quand on voit quelques végétations reprendre sur du béton, on ne peut quand même pas dire que c’est grâce au béton.

Il y a un danger à ce que ces études mal interprétées deviennent cautions pour faire l’inverse.

Démarchage de la société Explain

Différents témoignages nous signalent que des personnes de la société « Explain » font du porte à porte à St-Colomban concernant la consultation du 9 janvier.
Ce qui est étonnant ce sont leurs pratiques assez variables : parfois ils se disent mandatés par Lafarge, GSM et la mairie, parfois ils distribuent des documents d’information à entête de Lafarge et GSM, parfois disent que c’est pour un sondage… mais tout en incitant à voter oui.
Que les entreprises Lafarge et GSM paient une société à faire du porte à porte afin d’orienter les votes vers le « oui », c’est sans doute logique, mais que les démarcheurs masquent leur véritable intention est beaucoup plus problématique.
Certains ont donc par ailleurs indiqué être mandatés par la mairie, mais sans jamais réussir à trouver le courrier qui permettait de le confirmer. Existe-t-il réellement?
Aussi, merci par avance à Lafarge, GSM et la mairie de nous préciser exactement ce qu’il en est.

Plateforme citoyenne Saint-Colomban, le 15 Décembre 2021
association pour la sauvegarde de la biodiversité à grand-lieu

La commune de Saint-Colomban a ouvert depuis mi-Nov. 2021 une consultation du public sur l’extension de 2 carrières d’extraction de sable nécessitant une modification du PLU communal et du SCOT du Pays de Retz.
Cette décision est préalable à la décision du Conseil municipal prévu le 9 Janvier 2022 qui se prononcera sur l’autorisation ou non d’une modification du PLU permettant l’instruction des demandes d’extension
de chacune des 2 carrières.
L’association pour la Sauvegarde de la Biodiversité à Grand-Lieu s’est notamment donnée pour objectif la défense de l’environnement dans toute ses composantes: qualité de l’eau, de l’air, des sols, la biodiversité, ainsi que la lutte contre les nuisances allant à l’encontre des intérêts de la santé et de la sécurité des personnes.
C’est pourquoi l’association observe avec attention le développement de ce projet qui devrait susciter une interpellation bien au-delà de Saint-Colomban.
Depuis des décennies, accompagnant les sauts successifs des technologies, l’attractivité économique poussant à la croissance démographique transforme l’occupation de nos sols souvent de manière dommageable, irréversible.
L’extension des carrières demandée à St-Colomban est ce titre exemplaire, et ne devrait pas être jugée à l’aulne d’un cas unique: ce qui se passe à Saint-Colomban n’est ni meilleur ni pire que ce qui se passe partout en France.
Devant la croissance accélérée de la construction, devant certaines formes d’agriculture, depuis longtemps le sable s’est rendu indispensable, alors
jusqu’où irons-nous en consommation d’espaces agricoles et/ou naturels ? y compris en espaces agricoles « pérennes » dûment répertoriés dans le SCOT du Pays de Retz.
Jusqu’à quand faudra-t-il creuser le sol et le sous-sol, altérer la qualité et la quantité des eaux souterraines ? ici la nappe phréatique des Sables, d’importance avérée pour le bassin versant de Grand-Lieu, alors que le problème de la ressource en eau devient de plus en plus crucial.
jusqu’où ira la transformation de nos équilibres environnementaux ? de notre qualité de vie ?
Alors oui, le projet de St-Colomban est une interpellation majeure: le sable ne doit plus être irremplaçable, il est urgent de lui trouver une alternative, car il est clair qu’il en faudra toujours plus, et la Loire-Atlantique est particulièrement sollicitée par rapport au reste du territoire français.
Et si c’était à Saint-Colomban que tout commençait ! dire non à la modification du PLU et du SCOT pour demain dire non à l’extension de ces 2 carrières.
Faire du sable un matériau dont la ressource se ferait rare, et pousser ainsi les carriers à la réflexion pour de nouvelles orientations.
Créer l’électrochoc exemplaire pour que cette onde de choc gagne l’opinion publique et nos responsables nationaux.
Mme Marie-Joseph Veyrac, la présidente
Association pour la Sauvegarde de la Biodiversité à Grand-Lieu

Résevoir de biodiversité ?

Guy Bourlès, président LPO44 06/01/2022 10:02  

GSM et Lafarge diffusent une « lettre d’information » aux habitants de St-Colomban, indiquant que les sablières sont des « réservoir de biodiversité ».
La biodiversité existe déjà sur le milieu avant les carrières…En aucun cas c’est un chantier d’extraction de granulats qui peut amener de la biodiversité. On peut envisager la présence de biodiversité une fois que l’extraction est terminée mais en aucun cas pendant l’exploitation. L’installation d’une carrière est irréversible et elle représente un changement total et profond du milieu. Ce n’est pas parce-que de temps en temps on peut retrouver une plante après une exploitation que pour autant la biodiversité est gagnante. Pour des décennies les carrières sont une rupture franche dans la trame verte et bleue.

Ciment bas carbone ou Green Washing ?

Fab 06/01/2022 11:51  

Lafarge est le 1er cimentier français depuis 1939, en 2019 le groupe lance Lafarge 360 pour augmenter la performance environnementale de la construction (source : site Lafarge /notre-histoire).

Par ailleurs le groupe se félicite de son bilan environnemental et des ses progrès en la matière ses dernières années. Alors lisons leurs rapports « Développement durable Lafarge Holcim france 2019 et 2020 » source : site Lafarge /rapport-developpement-durable.

Vous pourrez y lire que les émissions nettes de CO2 (en kg / tonne de ciment) étaient de :
– 559 kg eq CO2 / t en 2017
– 558 kg eq CO2 / t en 2018
– 578 kg eq CO2 / t en 2019
– 561 kg eq CO2 / t en 2020

Est-ce cela réduire l’impact environnemental de son activité ? Au mieux c’est une stagnation.

Dommage car dès 2009 (10 ans avant le lancement de Lafarge 360) le groupe avait déjà publié des fiches environnementales sur des ciments moins carbonés.

Voici la liste des principaux ciments Lafarge et leur impact en kg équivalent CO2 / tonne :
– CEM III/B –> 310 kg eq CO2
– CEM III/A PM-ES –> 363 kg eq CO2
– CEM III/A –> 456 kg eq CO2
– CEM III/A (non PM-ES) –> 531 kg eq CO2
– CEM V/A –> 536 kg eq CO2
– CEM II B/L ou LL –> 666 kg eq CO2
– CEM II B/M –> 672 kg eq CO2
– CEM II A/S –> 772 kg eq CO2
– CEM II A/L –> 779 kg eq CO2
– CEM I –> 881 kg eq CO2

Par ailleurs, l’un de leur concurrent le cimentier Hoffmann, lui aussi présent sur notre territoire et créant de l’emploi également, a publié l’impact environnemental de ses ciments bas carbone dont voici les chiffres :
– H-Iona –> 142 kg eq CO2
– H-UKR –> 188 kg eq CO2
– H-EVA –> 272 kg eq CO2

Vous constaterez que tous leurs ciments sont nettement moins impactant que le moins impactant des ciments Lafarge.

Conclusion :
D’autres acteurs présents sur nos territoires font en sorte de produire des ciments avec un impact environnemental très nettement inférieur à ce qu’est capable de faire le groupe Lafarge. Pourquoi devrions-nous accorder une extension significative de 2 carrières à un mauvais gestionnaire ou tout du moins un gestionnaire qui fait plus de Green Washing que de produits bas carbone ?

Tout ce qui précède représente des chiffres concrets provenant des principaux intéressés et me semblent largement suffisant pour refuser ce projet d’expansion de carrières.

Opinion perso :
Ce projet est bien plus qu’un non sens écologique et il faut le refuser catégoriquement.

Il existe de nombreuses autres raisons pour ne pas accepter ces projets d’expansion mais je pense qu’il est important de garder à l’esprit :
– que ce projet c’est remplacer un lieu vivant par un grand trou mort
– que le ciment n’est pas la seule technique constructive qui existe

Consultation publique du 9 janvier 2022 – 8

A l’occasion de cette consultation, nous pouvons tou.te.s contribuer à la protection de nos ressources, par le maintien d’une agriculture paysanne et la conservation de nos terres en empêchant/refusant leur accaparement par des industriels.

Pour mieux comprendre l’ampleur du désastre annoncé La Tête Dans Le Sable vous propose, en 9 séquences, des informations complémentaires. Le huitième volet est ici : La question de l’agriculture

Si vous souhaitez voir l’intégralité du documentaire c’est ici : Marchands de sable